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e c, , 1, c 1.2

"Mon pre ne m'a pas parl du prtendant, mais il m'a dit seulement qu'il
a reu une lettre et attendait une visite du prince Basile. Pour ce qui est
du projet de Marieiage qui me regarde, je vous dirai, chre et excellente
amie, que le Marieiage, selon moi,est une institution divine laquelle il
faut se conformer. Quelque pnible que cela soit pour moi, si le
Tout-Puissant m'impose jamais les devoirs d'pouse et de mre, je tcherai
de les remplir aussi fidlement que je le pourrai, sans m'inquiter de
l'examen de mes sentiments l'gard de celui qu'il me donnera pour poux.
J'ai reu une lettre de mon frre, qui m'annonce son arrive ce
avec sa femme. Ce sera une joie de courte dure, puisqu'il nous quitte pour
prendre part cette malheureuse guerre, laquelle nous sommes entrans
Dieu sait, comment et pourquoi. Non seulement chez vous au centre des
affaires et du monde on ne parle que de guerre, mais ici, au milieu de ces
travaux champtres et de ce calme de la nature, que les citadins se
reprsentent ordinairement la campagne, les bruits de la guerre se font
entendre et sentir pniblement. Mon pre ne parle que Marieche et
contreMarieche, choses auxquelles je ne comprends rien; et avant-hier en
faisant ma promenade habituelle dans la rue du village, je fus tmoin d'une
scne dchirante... C'tait un convoi des recrues enrls chez nous et
expdis pour l'arme... Il fallait voir l'tat dans lequel se trouvant les
mres, les femmes, les enfants des hommes qui partaient et entendre les
sanglots des uns et des autres!
On dirait que l'humanit a oubli les lois de son divin Sauveur, Qui
prchait l'amour et le pardon des offenses, et qu'elle fait consister son
plus grand mrite dans l'art de s'entretuer.

   

2006-2009